bonsoir, je recherche des renseignements auprès de personne ayant ou ayant déjà vu des courriers avec cette marque " correspondance des armees " ( description ou scan ) en principe frappé à Djibouti ( ref. Salles ) mais sur laquelle j'ai des doutes. je pencherai pour Obock malgré que ce bureau soit fermé " officiellement " depuis 1899, ceci en relation avec d'autres courriers en ma possession ou vu.
merci par avance.
L.B.
bonsoir, je recherche des renseignements auprès de personne ayant ou ayant déjà vu des courriers avec cette marque " correspondance des armees " ( description ou scan ) en principe frappé à Djibouti ( ref. Salles ) mais sur laquelle j'ai des doutes. je pencherai pour Obock malgré que ce bureau soit fermé " officiellement " depuis 1899, ceci en relation avec d'autres courriers en ma possession ou vu.
merci par avance.
L.B.
bonjour,
quels sont les éléments concrets qui vous incitent à penser que ce cachet a pu être apposé à Obock ?
Outre le fait que ce bureau soit sensé avoir été fermé en octobre (je crois) 1899, on ne lui connaît que deux cachets à date (un CORR. DES ARMEES/OBOCK à cercle intérieur pointillé et un autre civil). D'autre part, les compagnies maritimes (Messageries, CAO) n'y faisaient plus escale depuis 1895, ayant transféré leur concessions à Djibouti (dépôt de charbon compris), le courrier devait plutôt transiter par Djibouti.
quels sont les éléments concrets qui vous incitent à penser que ce cachet a pu être apposé à Obock ?
Outre le fait que ce bureau soit sensé avoir été fermé en octobre (je crois) 1899, on ne lui connaît que deux cachets à date (un CORR. DES ARMEES/OBOCK à cercle intérieur pointillé et un autre civil). D'autre part, les compagnies maritimes (Messageries, CAO) n'y faisaient plus escale depuis 1895, ayant transféré leur concessions à Djibouti (dépôt de charbon compris), le courrier devait plutôt transiter par Djibouti.
D.
bonsoir,
je n'affirme rien, j'essaye de comprendre en fonction des éléments en ma possession, à savoir :
le premier est la 25ème ventes sur offres Sinais d'octobre 1993, sur la collection du docteur Loew, où une lettre avec cette marque ètait en vente. cette marque a été apposée le 29 août 1900 en association avec la marque de paquebot ligne U ( de franchise pour le corps expéditionnaire de Madagascar ) n° 3 ( probablement du 2 septembre , impossible à voir sur la planche photos, incomplet ) , qui remontait de la Réunion ( paquebot l'Iraouaddy ( voir actualité birmane )). Bertrand Sinais qui a catalogué cette marque reprend la même représentation que J. Desrousseaux et ceci à la date du 29 août 1900. B. Sinais signale ( cela n'engage que lui ) 6 pièces connus.
2ème élément : j'ai une lettre en franchise d'un militaire du corps expéditionnaire de Chine ( 1er bataillon de Zouaves de marche ) avec cachet à date civil de Djibouti du 29 août 1900 et càd de la ligne U n°3 ( C E Madagascar) du 2 septembre 1900. dates identiques à la lettre précédente.
on peut constater que les dates des 2 càd sont identiques.
3ème élément : sur la carte présentée, coté vue, l'expéditeur ( un militaire du 2 ème bataillon de zouaves de marche ) précise qu'il est au détroit de Bab El Mandele à 2 heures de Djibouti. ce qui à l'époque correspond en marche normale des navires à la liaison entre Obock et Djibouti, le bateau ( après véfication, le Pei-HO, poursuivait-il sa route ou était-il au mouillage ?.
une des hypothèses pourrait être la suivante:
cette marque de franchise partielle ( en principe jusqu'au 1er janvier 1899 ) arrivée tardivement ne fut utilisée qu'exceptionnellement pour la campagne contre les boxers en Chine pour le courrier en franchise ( Djibouti comme Obock non jamais eu de marque de franchise totale, contrairement à Port Said ou aux paquebots des MM. ), mais où ?
si c'est à Djibouti, pourquoi une marque civil le même jour ( afflux de courrier, peut-être !).
Obock a peut-être réouvert son bureau provisoirement quelques jours et utilisé cette marque nouvelle ( en stock, non détruite ) et non utilisée et utilisable jusqu'à présent.
autre élément: la quantité importante de navires pour la campagne de Chine qui devait saturé le jeune port de Djibouti, qui ne pouvait peut-être pas satisfaire non plus au charbon et à l'eau. alors que la rade d'Obock existait toujours et que des navires y ont peut-être fait escale de ravitaillement.
seul l'observation d'autres courriers de cette époque pourrait m'éclairer.
nota: tous ces courriers sont en franchise postale, bien sur, sauf pour d'autres raisons : recommandées, via étranger, échelons supérieurs, etc...
merci, L.B.
bonsoir,
je n'affirme rien, j'essaye de comprendre en fonction des éléments en ma possession, à savoir :
le premier est la 25ème ventes sur offres Sinais d'octobre 1993, sur la collection du docteur Loew, où une lettre avec cette marque ètait en vente. cette marque a été apposée le 29 août 1900 en association avec la marque de paquebot ligne U ( de franchise pour le corps expéditionnaire de Madagascar ) n° 3 ( probablement du 2 septembre , impossible à voir sur la planche photos, incomplet ) , qui remontait de la Réunion ( paquebot l'Iraouaddy ( voir actualité birmane )). Bertrand Sinais qui a catalogué cette marque reprend la même représentation que J. Desrousseaux et ceci à la date du 29 août 1900. B. Sinais signale ( cela n'engage que lui ) 6 pièces connus.
2ème élément : j'ai une lettre en franchise d'un militaire du corps expéditionnaire de Chine ( 1er bataillon de Zouaves de marche ) avec cachet à date civil de Djibouti du 29 août 1900 et càd de la ligne U n°3 ( C E Madagascar) du 2 septembre 1900. dates identiques à la lettre précédente.
on peut constater que les dates des 2 càd sont identiques.
3ème élément : sur la carte présentée, coté vue, l'expéditeur ( un militaire du 2 ème bataillon de zouaves de marche ) précise qu'il est au détroit de Bab El Mandele à 2 heures de Djibouti. ce qui à l'époque correspond en marche normale des navires à la liaison entre Obock et Djibouti, le bateau ( après véfication, le Pei-HO, poursuivait-il sa route ou était-il au mouillage ?.
une des hypothèses pourrait être la suivante:
cette marque de franchise partielle ( en principe jusqu'au 1er janvier 1899 ) arrivée tardivement ne fut utilisée qu'exceptionnellement pour la campagne contre les boxers en Chine pour le courrier en franchise ( Djibouti comme Obock non jamais eu de marque de franchise totale, contrairement à Port Said ou aux paquebots des MM. ), mais où ?
si c'est à Djibouti, pourquoi une marque civil le même jour ( afflux de courrier, peut-être !).
Obock a peut-être réouvert son bureau provisoirement quelques jours et utilisé cette marque nouvelle ( en stock, non détruite ) et non utilisée et utilisable jusqu'à présent.
autre élément: la quantité importante de navires pour la campagne de Chine qui devait saturé le jeune port de Djibouti, qui ne pouvait peut-être pas satisfaire non plus au charbon et à l'eau. alors que la rade d'Obock existait toujours et que des navires y ont peut-être fait escale de ravitaillement.
seul l'observation d'autres courriers de cette époque pourrait m'éclairer.
nota: tous ces courriers sont en franchise postale, bien sur, sauf pour d'autres raisons : recommandées, via étranger, échelons supérieurs, etc...
merci, L.B.
bonjour,
Si l'on considère que votre pièce n°2 à été reçue à Djibouti (càd civil Djibouti 29/08/1900) et remise le 2/09 sur la ligne U, on doit pouvoir logiquement estimer que votre pièce n°1, si elle porte un timbre à date identique de la ligne U, a pu également avoir été remise à Djibouti.
D'autre part, si l'on considère que votre pièce n°2, émanant d'un militaire du 1er bataillon lors du transfert de celui-ci, a pu avoir été laissée à Djibouti à la fin d'août 1900 (cachet civil Djibouti), avec retour de ce courrier sur la metropôle ou l'Algérie par la ligne U, on doit aussi pouvoir estimer que votre pièce n°3 a suivi le même itinéraire lors du transfert du 2ème bataillon à la mi-septembre, et penser que le timbre CORRESPONDANCE DES ARMEES a été également frappé à Djibouti, avant retour du courrier vers l'Algérie.
J'ai du mal à apprécier les éléments qui pourraient laisser penser que ces courrier ont pu être reçus à Obock.
Le Corps expéditionnaire de Chine a été envoyé en extrême orient au cours du mois de septembre 1900, à bord de huit navires des Messageries maritimes (dont le Peï-ho). Il comprenait, entre autres, quatre bataillons du Régiment de Zouaves de marche. Ces navires n'ont apparemment pas été envoyés groupés (trois semaines entre le passage à Djibouti du 1er et du 2ème bataillon, ce qui réduit l'hypothèse d'engorgement du port et du bureau de poste de Djibouti).
Je vous joint un extrait de l'ouvrage de C. Dubois, Djibouti 1888/1967. On peut y lire que le ravitaillement à Obock était loin d'être idéal, et on peut penser que même si ce site était encore oprérationnel à cette époque (ce qui n'est pas certain), les militaires ont pu préférer en choisir un autre (Djibouti), bien mieux adapté pour un tel déplacement stratégique (les militaires sont en principe toujours les mieux servis).
Mais bon, c'est difficile d'être sûr de quoi que ce soit avec si peu d'éléments.
Si l'on considère que votre pièce n°2 à été reçue à Djibouti (càd civil Djibouti 29/08/1900) et remise le 2/09 sur la ligne U, on doit pouvoir logiquement estimer que votre pièce n°1, si elle porte un timbre à date identique de la ligne U, a pu également avoir été remise à Djibouti.
D'autre part, si l'on considère que votre pièce n°2, émanant d'un militaire du 1er bataillon lors du transfert de celui-ci, a pu avoir été laissée à Djibouti à la fin d'août 1900 (cachet civil Djibouti), avec retour de ce courrier sur la metropôle ou l'Algérie par la ligne U, on doit aussi pouvoir estimer que votre pièce n°3 a suivi le même itinéraire lors du transfert du 2ème bataillon à la mi-septembre, et penser que le timbre CORRESPONDANCE DES ARMEES a été également frappé à Djibouti, avant retour du courrier vers l'Algérie.
J'ai du mal à apprécier les éléments qui pourraient laisser penser que ces courrier ont pu être reçus à Obock.
Le Corps expéditionnaire de Chine a été envoyé en extrême orient au cours du mois de septembre 1900, à bord de huit navires des Messageries maritimes (dont le Peï-ho). Il comprenait, entre autres, quatre bataillons du Régiment de Zouaves de marche. Ces navires n'ont apparemment pas été envoyés groupés (trois semaines entre le passage à Djibouti du 1er et du 2ème bataillon, ce qui réduit l'hypothèse d'engorgement du port et du bureau de poste de Djibouti).
Je vous joint un extrait de l'ouvrage de C. Dubois, Djibouti 1888/1967. On peut y lire que le ravitaillement à Obock était loin d'être idéal, et on peut penser que même si ce site était encore oprérationnel à cette époque (ce qui n'est pas certain), les militaires ont pu préférer en choisir un autre (Djibouti), bien mieux adapté pour un tel déplacement stratégique (les militaires sont en principe toujours les mieux servis).
Mais bon, c'est difficile d'être sûr de quoi que ce soit avec si peu d'éléments.
D.
bonjour,
merci pour votre réponse.
concernant le nombre de bateaux affrétés par l'état entre juillet et août 1900 pour l'expédition de Chine, ils sont au nombre de 24, au départ de Marseille, Toulon et d'algérie. Il faut ajouter à ce nombre les navires de guerre et la flotte étrangère ( allemande, russe, italienne, ... ). sur une lettre dont l'enveloppe est oblitérée par le tàd. corps exp. Tonkin Port-Saïd, un militaire s'étonne de l'engorgement du canal du Suez.
pour le port de Djibouti, en vérifiant sur le J.O. de la côte des Somâlis de septembre 1901 ( soit un an après cette expédition ), on remarque dans les mouvement du port l'arrivée pour le mois entier de 18 navires, étalés sur tout le mois, sauf le 13 où 2 navires étaient présents en même temps.
le port de Djibouti ne devait pas être très important à cette époque !
en ce qui concerne les 2 marques différentes le même jour, à savoir :
une marque de franchise partielle ( correspondance des armees ) et une marque civil ( djibouti côte des somalis, ronde et bleue, mais d'un bleu légèment différent de l'autre ), elles sont dans tous les cas inadaptées aux circonstances !
2 marques pour un seul bureau, différentes en tout point de vue, et pas très grand !
j'espère résoudre ce problème ( et d'autres à venir )
L.B.